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RENOVA–MAEP : une nouvelle dynamique pour accélérer la transformation de l’agriculture béninoise

Le RENOVA veut passer de l’observation à l’action

Après la mise en place du nouveau Gouvernement, les différents secteurs stratégiques de l’économie béninoise poursuivent leur réorganisation et l’opérationnalisation des nouvelles orientations. L’agriculture, l’élevage et la pêche figurent parmi les secteurs au cœur de cette dynamique.

C’est dans ce contexte que le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche (MAEP), Monsieur Adin Yeton B. GOUBALAN, a reçu une délégation du RENOVA conduite par son président, Monsieur Patrice SEWADE, également coordonnateur de l’ONG REDAD. Plus qu’une simple visite de courtoisie, cette audience a constitué un cadre de dialogue autour d’un enjeu essentiel : comment mieux connecter les politiques publiques aux réalités du terrain et aux initiatives portées par les acteurs locaux ?

À l’ouverture des échanges, le ministre a donné la parole à la délégation du RENOVA afin qu’elle présente ses préoccupations et sa vision.

Prenant la parole, le président du réseau a réaffirmé la volonté du RENOVA de renforcer son engagement aux côtés de l’État et de passer d’une posture d’observation ou de critique à une implication plus directe dans l’action publique.

« Quand on n’est pas là, on est tenté de dire quelque chose dont on n’est pas informé. Nous voulons vraiment que, par votre leadership, nous puissions être nous aussi au niveau de ces projets-là », a-t-il déclaré.

Deux attentes fortes sur la table

Fort de son implantation nationale, avec plus d’une centaine d’ONG membres réparties dans les 12 départements et 77 communes, le RENOVA a formulé deux attentes majeures.

La première porte sur l’implication du RENOVA dans la conception, la mise en œuvre et le suivi des projets du portefeuille du MAEP. L’enjeu, pour le réseau, dépasse la seule participation des ONG. Il s’agit de faire de l’ancrage territorial un levier d’efficacité des politiques agricoles. Car aucune transformation durable du secteur ne peut pleinement réussir sans s’appuyer sur les acteurs qui connaissent les réalités des territoires, les contraintes des producteurs et les aspirations des jeunes et des femmes. À travers son maillage national, son expertise accumulée et sa proximité avec les communautés, le RENOVA souhaite ainsi contribuer à faire des programmes du développement du secteur agricole béninois, des réponses mieux adaptées aux réalités du terrain, plus inclusives et surtout plus susceptibles de produire des résultats durables à grande échelle.

La seconde concerne le soutien institutionnel du MAEP à l’organisation du Forum sur l’Agenda scientifique pour l’agriculture en Afrique (S3A). Le forum ambitionne de créer un espace national de dialogue entre chercheurs, décideurs publics, acteurs privés, organisations de la société civile et acteurs des chaînes de valeur agricoles.

L’objectif est notamment de favoriser une meilleure articulation entre la recherche, l’innovation et les politiques publiques, en appui aux efforts de transformation engagés par le ministère.

Faire émerger les « pépites » agricoles béninoises

Autre sujet majeur porté par le RENOVA : la valorisation des innovations développées localement.

Dans les territoires, de nombreuses solutions technologiques, agroécologiques et organisationnelles sont expérimentées par des producteurs, des jeunes entrepreneurs, des organisations paysannes, des chercheurs et des ONG. Pourtant, plusieurs de ces innovations peinent encore à franchir le cap de l’expérimentation pour atteindre une véritable échelle commerciale.

Pour le RENOVA, l’enjeu est donc désormais d’identifier ces « pépites », de documenter leur potentiel, de les accompagner et de créer des passerelles avec les entreprises capables de les porter à grande échelle.

Une dynamique qui pourrait notamment s’inspirer des mécanismes de transformation et d’industrialisation observés au niveau de la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ).

Le MAEP promet une plus grande ouverture

La démarche du RENOVA a reçu un écho favorable auprès du ministre.

Saluant la structuration et l’ancrage territorial du réseau, l’autorité ministérielle a reconnu le rôle que peuvent jouer les ONG nationales dans l’accompagnement des politiques publiques.

« À partir de maintenant, je veillerai à ce que vous soyez au cœur de tout ce qu’on va concevoir ici. Désormais, vous serez davantage impliqués dans la conception et dans la mise en œuvre de toutes les initiatives et de tous les projets », a indiqué le ministre.

Une déclaration qui ouvre la perspective d’un partenariat plus opérationnel entre le ministère et les organisations de la société civile.

Le ministre a par ailleurs confirmé le soutien de son département à l’organisation du Forum S3A.

Des territoires au cœur de la transformation

Au-delà du partenariat avec les ONG, le ministre a partagé plusieurs orientations envisagées pour moderniser et durabiliser le secteur agricole.

Parmi les projets évoqués figure la création d’un véritable « poumon vert » aquacole à Cotonou. Le projet prévoit la transformation de 300 à 400 hectares de zones humides en étangs piscicoles à ciel ouvert.

Au-delà de la production de poisson, cette initiative entend développer une dimension d’agrotourisme à travers des circuits de pêche, de vente directe et de restauration sur place. Elle pourrait également contribuer à la reconversion de jeunes conducteurs de zémidjans vers les métiers de la pisciculture.

Autre ambition présentée : la création de réserves agricoles territoriales selon le principe d’« une commune, un poumon vert », avec une adaptation des productions aux avantages comparatifs de chaque territoire.

Dans le département du Plateau, notamment à Pobè, des réserves foncières de 5 000 à 10 000 hectares pourraient ainsi être sécurisées par l’État pour la production de cacao premium. Ces espaces seraient confiés à des agrégateurs privés et exploités avec la participation de jeunes agriculteurs.

Agro-industrie et restauration des paysages

La transformation du secteur devrait également s’appuyer sur le développement d’infrastructures structurantes.

Le ministre a notamment annoncé l’inauguration prochaine d’une grande unité de fabrication d’aliments pour animaux et de production de poussins d’un jour au niveau de la Zone industrielle de Glo-Djigbé.

La dimension environnementale n’est pas en reste. Le Gouvernement entend également renforcer le reboisement et la restauration des paysages à travers le développement de corridors forestiers de 3 à 5 mètres de largeur de part et d’autre de certains grands axes routiers.

Les axes Porto-Novo–Akpro-Missérété, Pahou–Ouidah et Ouidah–Hillacondji ont notamment été évoqués, avec la volonté de privilégier des espèces autochtones afin de préserver les écosystèmes et le paysage naturel.

Un réseau déjà à l’œuvre sur le terrain

La volonté du RENOVA de contribuer davantage aux politiques publiques s’appuie sur une expérience déjà importante dans les territoires.

Selon les données présentées par son président, les interventions coordonnées des ONG membres du réseau ont permis, en 2025, d’accompagner environ 25 000 producteurs et productrices dans les 12 départements, de former et de coacher plus de 4 000 jeunes agripreneurs et de contribuer au passage à l’échelle de plus d’une dizaine d’innovations agroécologiques et technologiques.

Le réseau a également contribué à la mobilisation de plus de 2 milliards de FCFA, soit environ 3,05 millions d’euros, dans le cadre de projets de recherche-action conduits avec des institutions de recherche du Bénin ainsi qu’avec des universités nationales et internationales.

Ces résultats illustrent le potentiel d’un réseau qui combine présence territoriale, capacité d’intervention, mobilisation de ressources et proximité avec les communautés.

Une nouvelle page dans le partenariat État-Acteurs Non Etatiques

L’audience du 6 août 2026 pourrait ainsi constituer le point de départ d’une nouvelle dynamique entre le MAEP et les organisations non gouvernementales engagées dans le développement agricole.

Pour le RENOVA, l’enjeu est désormais clair : mettre davantage son expertise, son ancrage territorial et ses capacités d’innovation au service des priorités nationales.

Pour le ministère, l’ouverture annoncée offre l’opportunité de mieux associer les acteurs de terrain à la conception et à la mise en œuvre des politiques publiques.

En rapprochant la vision stratégique de l’État, l’expertise des ONG, la recherche, l’innovation et les investissements privés, le Bénin entend poursuivre la transformation de son agriculture en un secteur plus moderne, plus compétitif et plus durable.

Une ambition qui devra désormais se traduire par des mécanismes concrets de collaboration, de la conception des projets jusqu’à leur mise en œuvre et leur suivi sur le terrain.

 

33 ans d’engagement pour une transition agroécologique et une agro-industrie durable : Le REDAD au cœur du développement agricole au Bénin

Le Réseau de Développement d’Agriculture Durable (REDAD) célèbre cette année son 33ᵉ anniversaire. Trois décennies marquées par des actions concrètes, des partenariats solides et un engagement indéfectible pour transformer l’agriculture béninoise.
Depuis sa création, le REDAD s’est affirmé comme un acteur clé dans la promotion de la transition agroécologique, en plaçant au cœur de ses initiatives la recherche action et développement, l’innovation, la durabilité et le renforcement des capacités des communautés agricoles.

Une mission claire : accompagner le Bénin vers une agriculture résiliente et inclusive

Alors que le secteur agricole fait face à des défis mondiaux tels que les changements climatiques, l’épuisement des sols et les besoins alimentaires croissants, le REDAD s’est donné pour mission d’apporter des solutions durables. Nos actions se concentrent sur :

  • La transition agroécologique : encourager les pratiques agricoles respectueuses de l’environnement, réduisant l’usage de produits chimiques et favorisants la sauvegarde de la biodiversité.
  • L’agro-industrie durable : soutenir la transformation locale des produits agricoles pour renforcer la chaîne de valeur et améliorer les revenus des acteurs du secteur.
  • La diffusion d’innovations : promouvoir des technologies agricoles adaptées pour maximiser la productivité tout en préservant les ressources naturelles.
  • Le renforcement des capacités des communautés : s’engager à former, sensibiliser et autonomiser les communautés rurales pour leur permettre de relever les défis agricoles actuels. Le conseil agricole, l’un des piliers fondamentaux de notre mission.
  • Le plaidoyer : travailler avec les décideurs pour influencer les politiques et stratégies en faveur de l’agriculture durable.

Le thème de cette célébration, « 33 ans d’engagement pour une transition agroécologique et une agro-industrie durable » reflète notre vision pour le futur. La transition agroécologique ne se limite pas à préserver l’environnement, elle est aussi un levier essentiel pour garantir la sécurité alimentaire et améliorer les conditions de vie des populations rurales.

Ce que nous avons accompli en 33 ans

En collaborant avec des organisations locales, des ONG, des chercheurs et des agriculteurs, le REDAD a su bâtir un réseau solide, mettant en lumière des pratiques agricoles durables et des projets innovants.

  • Formation de milliers d’acteurs agricoles sur les principes de l’agriculture durable et l’agroécologie.
  • Développement de technologies adaptées pour répondre aux besoins des producteurs locaux.
  • Accompagnement des filières agricoles dans leur transition vers des modèles de production durable.
  • Influence des politiques agricoles, en favorisant l’intégration des principes de durabilité et de résilience.

Une célébration tournée vers l’avenir

Alors que nous célébrons 33 ans de succès, nous regardons aussi vers l’avenir avec ambition. Notre objectif est de continuer à construire un secteur agricole prospère et durable, où l’agroécologie et l’agro-industrie jouent un rôle central dans le développement économique et social de notre cher pays, le Bénin.

À travers cette célébration, nous invitons toutes les parties prenantes – productrices.teurs, organisations non gouvernementale d’envergure nationale et internationale, partenaires techniques et financiers, instituts de recherche agricole partenaires, universitaires, chercheurs de tout rang et l’état central à travers le ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et la Pêche et ses agences territoriales – à s’unir autour de cet objectif commun : « bâtir un avenir où l’agriculture béninoise sera un modèle de durabilité et d’innovation ».

Merci pour votre soutien inestimable au fil des ans !

Lagnon Patrice SEWADE
Coordonnateur National du REDAD

Accompagnement des Agribusiness Clusters dans les filières agricoles au Bénin

Du 04 au 06 octobre 2022, s’est déroulé une visite d’échanges et de partage d’expériences avec les principaux acteurs du Groupe Thématique Agriculture (GTA).

À la fin de l’avant-dernière session du Groupe Thématique Agriculture (GTA) de l’année 2022, l’une des recommandations majeures était l’organisation d’une mission conjointe MAEP – ANE – PTF dont le Thème principal est intitulé : « Concepts et accompagnement des Agribusiness Clusters dans les filières agricoles au Bénin »

L’objectif de la mission est de prendre connaissance de la dynamique des clusters dans l’approche filière mise en place par le gouvernement à travers son Programme d’Actions.

De façon spécifique, il s’agit de :

  • prendre connaissance du mode de fonctionnement de quelques entreprises agricoles ;
  • identifier les types de liens d’affaires mis en œuvre par les entreprises agricoles dans le cadre de la promotion des filières ;
  • identifier les différents types d’accompagnement dont bénéficient ces entreprises agricoles.

La mission a été conduite par Dr. Françoise Assogba Komlan, Secrétaire Générale du Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP). Elle a démarré le mardi 04 octobre 2022 par la visite du site hydroagricole de production intensive de piment de Itagui, dans la Commune de Dassa-Zoumé, construit par le Programme Approche Communale pour le Marché Agricole (ACMA2).

Le 05 octobre, la mission a commencé par une brève introduction de l’approche Agribusiness Cluster (ABC)-Coaching du ProAgri4 /questions de compréhension, la présentation de quelques Master coachs avec leur programme de formation puis la visite de terrain de deux groupes ABC Soja bio de Aklamkpa à Glazoué et ABC Soja de Boubou à Savè.

La mission s’est penchée sur la Session élevage et a visité dans la même journée du 05 octobre, le marché à bétail de Tchaourou des discussions avec le comité de gestion du marché ont été menées (SNV pour le programme PDIEM). Aussi, des échanges ont lieu avec l’UCOPER de Tchaourou et ont porté sur le processus d’accompagnement du programme ProPFR et perspectives (Equipe ProPFR).

Le 06 octobre, la mission a échoué dans la commune d’Allada, avec une visite effectuée sur le site d’une entreprise de production des produits phytosanitaire, compost, charbon actif, etc. « biologique » appuyé par ENABEL.

Au terme des trois jours, la délégation a visité plusieurs structures agricoles à Dassa, Savè, Parakou et Allada.

Le Président du RENOVA, Mr Patrice SEWADE, a participé à cette mission aux côtés des représentants des Acteurs Non Étatiques.

Pour rappel, la délégation de la mission conjointe PTF-ANE-MAEP est composé des représentants de l’Union européenne (UE), de l’ambassade des Pays-Bas, Enabel, la Coopération Suisse, la GiZ, la PASCiB, la PNOPPA, le RENOVA, la CNAB et le Secrétariat Général du MAEP. 

L’association des agronomes ressortissants du Couffo (ARC) est née le samedi 12 Décembre 2020. C’est au cours d’un congrès que ce creuset a vu le jour dans la salle de réunion du centre de promotion sociale d’Aplahoué. Un bureau a été élu pour conduire la destinée de ladite association.

Encore une initiative louable. Comme le dit les experts, la terre ne ment jamais. C’est désormais ce que les spécialistes de la terre du département du Couffo veulent une fois de plus démontrer en se mettant ensemble à travers l’association des Agronomes Ressortissants du Couffo (ARC). Ils entendent donc promouvoir la solidarité entre agronomes ressortissants du Couffo d’une part, renforcer le développement agricole du Couffo et du Bénin d’autre part puis renforcer l’insertion professionnelle des agronomes du Couffo. Tels sont les visions qui sous-tendent la création de l’ARC. Avec des experts réunis au sein de ce creuset, l’ARC entend apporter sa touche pour le développement agricole du Couffo. C’est donc dans l’optique de contribuer au développement du Couffo à travers une meilleure valorisation des compétences et expertises des agronomes ressortissants de ce département tant sur le plan national, régional qu’international que l’ARC a vu le jour. Réunis en association des Agronomes Ressortissants du Couffo (ARC), ils vont désormais porter à cœur les réalités concernant l’agriculture dans leur département. Ceci dans le but de donner un visage nouveau au secteur dans le département.

Justin EDAH, Président de l’association des Agronomes Ressortissants du Couffo (ARC)

Président du comité d’organisation, Justin Edah, a reconnu les mérites des différents groupes thématiques pour leurs efforts consentis. Le chef service des ressources humaines à la préfecture et représentant du préfet du Couffo, Aimé Sodegla, a salué l’initiative. Il rassure les membres de l’ARC de la disponibilité du préfet s’engage à les accompagner sur divers plans. Après la lecture, l’étude, l’amendement et  l’adoption des statuts et règlement intérieur, un conseil d’administration de 13 membres dirigé par Justin Edah a été mis en place pour un mandat de trois (03) ans renouvelable. Le chef service à l’enquête et statistiques à la Ddaep et représentant de la Ddaep/Couffo, Fernando Dossou tout en reconnaissant la justesse de ce creuset se dit convaincu que le département devra ainsi améliorer sa production agricole. Houenoumadji Edo, Président des producteurs du Couffo n’est pas allé par deux chemins pour inviter ses pairs à se départir de la politique et accompagner réellement le secteur conformément à leur vision. C’est donc parti pour le secteur agricole du Couffo qui constituait un véritable maillon pour l’économie béninoise.

 

Les membres du bureau :

  • Président : EDAH Justin
  • Vice-président : DOGBLE Lavagnon Bienvenu
  • Secrétaire Général : FANDY Mignannou
  • Secrétaire Général Adjoint : SEWADE Patrice
  • Trésorier Général : DOHOU Séraphin
  • Trésorier Général Adjoint : DOKPO Alexis
  • Responsable à l’Entrepreneuriat et à l’Emploi : OUIDOH Fructueuse
  • Responsable à la Promotion de la Formation Agricole : BALLO Christelle
  • Responsable de l’Appui à la Décentralisation : KOUHOUNDJI Naboua
  • Responsable des Etudes et de la Promotion du Développement Agricole : EGAH Janvier
  • Responsable chargé de la communication et de la Promotion du Genre : GBESSO Sophie
  • 1er Organisateur : SOSSOU Maradona Fan’se
  • 2ème Organisateur : GBONDJIN SATCHI Jean

Les Commissaires aux comptes :

  • 1er CC : GODOUI Alfred
  • 2ème CC : DAHOUE Joukov

Système National de Recherche Agricole du Bénin (SNRA Bénin) : Les deux organes de gouvernance installés

Après leur élection dans les divers organes, les membres des deux organes du Système National de Recherche Agricole du Bénin (SNRA Bénin), ont été officiellement installés. La cérémonie co-présidée par le Ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, Gaston Cossi DOSSOUHOUI et la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Madame Eléonore YAYI LADEKAN s’est tenue le vendredi 03 juillet 2020 dans les locaux de l’Institut National des Recherches Agricoles du Bénin (INRAB) à Cotonou.

C’est parti pour un nouveau départ dans le secteur de l’agriculture. Ceci avec la volonté du gouvernement qui a voulu mettre à la disposition du secteur des organes codirigés par des chercheurs et des spécialistes. Ainsi, le Système National de Recherche Agricole du Bénin (SNRA Bénin) prend son envol pour le bien des acteurs du monde agricole. Au cours de la cérémonie d’installation des membres, la ministre en charge de la recherche scientifique n’a pas manqué de dire ses félicitations à son collègue de l’agriculture, Gaston DOSSOUHOUI. Elle salue les diligences effectuées par son collègue depuis la prise du décret jusqu’à l’installation desdits organes de gouvernance du SNRA-Bénin.

Directeur général de l’Institut National de Recherche Agricole du Bénin, Dr Alphonse ADJANOHOUN, a pour sa part expliqué comme s’est déroulé le processus qui a conduit à la prise de décret sur le SNRA-Bénin. Tout en saluant l’implication effective des deux ministres et surtout du Chef de l’État, il s’engage à ce que lesdits organes jouent pleinement leurs rôles pour la transformation qualitative et quantitative de l’agriculture béninoise. « Le Système National des Recherches Agricoles du Bénin est désormais institutionnalisé », a fait savoir Gaston DOSSOUHOUI en charge de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche. A l’entendre, il devra, à travers le Programme National de Recherche Agricole, capitaliser les innovations existantes et adaptées aux besoins des acteurs. Ils doivent dit-il, apporter des améliorations aux innovations existantes mais non adaptées, puis développer de nouvelles innovations pour la promotion durable des chaînes de valeurs des filières retenues dans le volet agriculture du Programme d’Actions du Gouvernement. Pour le ministre un creuset performant de mutualisation des ressources et de génération des utilisateurs en vue d’accompagner le développement du secteur agricole est indispensable pour le Bénin. Gaston DOSSOUHOUI exhorte les membres installés à maintenir le cap pour la construction continue d’innovations adaptées et la diffusion la plus large d’informations pertinentes. Ceci dans le but de contribuer à rendre le secteur agricole béninois dynamique, compétitif, attractif, résilient aux changements climatiques et créateur de richesses et d’emplois. Toute chose dont les membres ont par la voix de leur président a pris l’engagement ferme devant les autorités. Le Professeur Adam AHANCHEDE a au nom de ses pairs promis respecter les dispositions de tous les textes fondamentaux du SNRA-Bénin et tenir le flambeau du meilleur élève africain en matière de génération des informations pertinentes et des technologies adaptées aux besoins des acteurs, et de gestion de la recherche agricole. C’est désormais une nouvelle dynamique qui est impulsée au secteur à travers le Système National de Recherche Agricole du Bénin.

Il est a rappelé que les membres du Comité d’Orientation et de Suivi ainsi que ceux de la Cellule de Coordination du Système National de Recherche Agricole du Bénin (SNRA-Bénin) ont été élus lors de la 1ère Assemblée Générale tenue les 18 et 19 juin 2020. Au nombre de ces membres, le Réseau de Développement d’Agriculture Durable a été choisi pour faire partir de l’équipe de coordination.

Voici la liste des membres :

Pour le Comité d’orientation et de Suivi (COS) :

Président : Professeur  Adam AHANCHEDE de l’UAC

Secrétaire Général : Dr Ir. (MC) Latifou IDRISSOU de l’UP

Rapporteur : Dr Ir. (MR) Nestor R. AHOYO ADJOVI de l’INRAB

Les deux (02) Membres sont Dr Ir. (MC) Emile N. HOUNGBO de l’UNA et Ir. Vital TCHIBOZO du Cabinet le Christal

Pour la Cellule de Coordination :

Coordonnateur : Dr Ir. Adolphe ADJANOHOUN, Directeur Général de l’INRAB

Chargé de Programme : Professeur Elie H. MONTCHOWUI de l’UNA

Chargé des Statistiques : Ir. Patrice SEWADE de l’ONG REDAD

Giscard Amoussou

Élection des membres de ses instances dirigeantes SNRA-Bénin : Le REDAD présent dans l’équipe de coordination  

La première Assemblée Générale du Système National de Recherche Agricole du Bénin (SNRA-Bénin) a eu lieu le 18 juin 2020 dernier au siège de l’Institut National des Recherches Agricoles du Bénin (INRAB). Cette assemblée générale qui a permis la mise en place des instances dirigeantes a connu la présence des Secrétaires Généraux du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique et du Ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche.

  « Après 22 mois de discussions, de réflexions, de rédaction de documents et de plaidoyer, le Bénin vient d’écrire une nouvelle page de l’histoire de la gestion de la recherche-développement agricole en Afrique », a fait savoir, le Directeur Général de l’INRAB, Monsieur Aldophe ADJANOHOUN. Marquée par la prise du décret N°2020-212 du 18 mars 2020 portant mise en place du Système National de Recherche Agricole du Bénin, celui-ci a mission de promouvoir le développement dans le secteur agricole par la création d’une synergie d’actions entre les composantes de recherche agricole établies en République du Bénin.

Daton MEDENOU, Secrétaire Général du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, de sa part insiste sur le fait que  le développement des filières agricoles ne peut être envisagé sans la recherche agricole dont l’un des rôles est la généralisation et la diffusion des innovations technologiques indispensables à la levée des contraintes qui limitent l’essor de ces filières. C’est donc dans l’optique d’accompagner la politique agricole du gouvernement que le processus de dynamisation du SNRA-Bénin a été entrepris.

Le gouvernement a ouvert la voie pour le financement durable de la recherche-développement agricole au Bénin en mettant en place le SNRA, a souligné la Secrétaire Générale du Ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, Madame Françoise ASSOGBA KOMLAN. Elle invite les différents acteurs se mobiliser pour assurer la mise en œuvre réussie du Programme National de Recherche Agricole qui a été adopté par le conseil des Ministres en sa séance du mercredi 13 juin 2018.

Au terme de l’Assemblée Générale les 05 membres du Comité d’Orientation et de Suivi, et les 02 autres membres de la Cellule de Coordination ont été choisis. Les participants à cette assemblée ont procèdé aussi à l’examen des dispositions du projet d’arrêté portant modalités de fonctionnement du Cycle de Gestion de la Recherche Agricole, et la validation du Règlement Intérieur du SNRA-Bénin.

Résultats issus des élections des membres des deux (02) organes statutaires de la 1ère Assemblée Générale (AG) du SNRA-Bénin le jeudi 18 juin 2020

Pour le Comité d’orientation et de Suivi (COS) :

Président : Professeur  Adam AHANCHEDE de l’UAC

Secrétaire Général : Dr Ir. (MC) Latifou IDRISSOU de l’UP

Rapporteur : Dr Ir. (MR) Nestor R. AHOYO ADJOVI de l’INRAB

Les deux (02) Membres sont Dr Ir. (MC) Emile N. HOUNGBO de l’UNA et Ir. Vital TCHIBOZO du Cabinet le Christal

Pour la Cellule de Coordination :

Coordonnateur : Dr Ir. Adolphe ADJANOHOUN, Directeur Général de l’INRAB

Chargé de Programme : Professeur Elie H. MONTCHOWUI de l’UNA

Chargé des Statistiques : Ir. Patrice SEWADE de l’ONG REDAD

 

Giscard AMOUSSOU

2e Journée mondiale de la sécurité sanitaire des aliments : Communiqué du Bureau inter-africain des Ressources Animales de l’Union Africaine (UA-BIRA)

En commémoration de la Deuxième Journée mondiale de la sécurité sanitaire des aliments, le Bureau inter-africain des Ressources Animales de l’Union Africaine (UA-BIRA) et le Comité de coordination FAO/OMS pour l’Afrique (CCAFRICA) ont organisé une réunion en ligne le 5 juin 2020 pour sensibiliser la population à la sécurité sanitaire des aliments. La réunion a eu lieu sous le thème «Pandémie COVID -19 et sécurité sanitaire des aliments – Mise en place de systèmes nationaux résilients de contrôle des aliments pour la protection des consommateurs et le commerce sûr». L’objectif de la réunion en ligne était de fournir une plate-forme aux autorités compétentes en Afrique chargées du contrôle sanitaire des aliments afin de partager l’information sur l’impact, les défis, les leçons de contrôle des aliments à la suite de la pandémie de la COVID -19 et identifier les pratiques exemplaires et les mesures d’atténuation pour les systèmes nationaux résilients de contrôle sanitaire des aliments. La réunion a réuni 86 participants venus de 30 pays africains, 2 CER (CEDEAO et COMESA), UA-BIRA et la Banque africaine de développement. Le Professeur Ahmed Elswalhy, Directeur l’UA-BIRA, a ouvert la réunion, le Dr Kimutai Maritim, coordonnateur du CCAFRICA.

NOUS États membres de l’Union Africaine, les Communautés Economiques Régionales, les partenaires de développement, les producteurs d’aliments, les transformateurs et les commerçants et les consommateurs;

RAPPELANT l’élan créé par les précédentes célébrations de la Journée Mondiale de la Sécurité Sanitaire des aliments (JMSSA) et désireux de collaborer à l’unisson afin de concentrer les efforts sur la réalisation d’acteurs étatiques et non étatiques ainsi que sur les acteurs directement impliqués dans les systèmes alimentaires sur le continent afin de rehausser le profil de la sécurité alimentaire à tous les niveaux ;

PRENANT CONSCIENCE que les aliments dangereux constituent une menace importante pour la santé et le bien-être des humains et peuvent entraver la transformation agricole, l’intégration des marchés et le développement économique ;

RECONNAISSANT que les maladies d’origine alimentaire font 91 millions de malades et causent 137 000 décès prématurés par an1 et que cela se traduit par des pertes de productivité de 95 milliards de dollars par an dans les seuls pays en développement 2;

CONSCIENTS de la nécessité de maintenir la confiance du public dans les systèmes nationaux de contrôle des aliments et de promouvoir un commerce sûr des denrées alimentaires,

RECONNAISSANT les défis particuliers et l’impact que la pandémie COVID-19 pourrait avoir sur les activités nationales de contrôle alimentaire telles que l’inspection, les tests de laboratoire, la surveillance du marché et le contrôle des importations et des exportations ;

CONSCIENTS de la menace sans précédent que représente la pandémie COVID-19, qui a provoqué des perturbations sociales et économiques d’une ampleur sans précédent et entraîné la fermeture de nombreuses entreprises ;

CONSCIENTS que grâce à l’échange d’informations et d’expériences, des mesures d’atténuation potentielles peuvent être identifiées pour assurer la mise en place et la mise en œuvre des systèmes nationaux de contrôle des aliments qui seront résistants aux pandémies et aux crises futures ;

DEMANDENT que les mesures suivantes soient prises:

  1. Accroître les investissements dans la sécurité sanitaire des aliments, y compris le renforcement des capacités de gestion des urgences en matière de salubrité des aliments, afin d’assurer la sécurité des approvisionnements alimentaires sur les marchés officiels et non officiels ;
  2. Encourager l’utilisation de méthodes de caractérisation des risques pour gérer les risques liés à la salubrité des aliments et veiller à ce que l’attention et les ressources soient réalignées sur les opérations classées comme présentant un risque moyen ou élevé ;
  3. Encourager l’harmonisation des protocoles d’inspection sur tout le continent afin de réduire au minimum les effets de la crise future et faciliter le commerce intra-africain des aliments ;
  4. Examiner le cadre réglementaire existant, évaluer la situation nationale en matière de contrôle des aliments et envisager l’utilisation de technologies dans l’excitation de certaines fonctions réglementaires afin de limiter l’impact des crises futures sur le contrôle des aliments ;
  5. Encourager l’utilisation de la certification électronique et du commerce électronique pour faire face au commerce et éviter l’impact des restrictions de circulation en temps de crise ;
  6. Encourager l’industrie alimentaire à s’autoréguler de plus en plus en fournissant un bon cadre réglementaire et un environnement favorable ;
  7. Renforcer les capacités de l’industrie alimentaire et orienter la mise en œuvre des systèmes de gestion de la sécurité sanitaire des aliments fondés sur les principes HACCP et les mesures de contrôle préventif.
  8. Encourager la collaboration multisectorielle sur la sécurité sanitaire des aliments, non seulement en période de crise, mais aussi au quotidien.

Communiqué du RENOVA : Pandémie du COVID-19

La pandémie du COVID-19 qui sévit aujourd’hui est l’affaire de tous. Elle n’épargne ni riches ni pauvres. Il sévit tant dans les pays développés que dans les pays en développement. Le Réseau National des ONG actives dans l’Agriculture Durable (RENOVA), institution faîtière des ONG du secteur de l’agriculture n’entend pas rester loin des actions prônées par le gouvernement. Les responsables du Réseau remercient le gouvernement du Bénin à travers lui, son Excellence Patrice Talon, Président de la République pour s’être levé très tôt et prendre des mesures innovantes afin de préserver la vie des populations. Ils saluent les dispositions mises en place pour ralentir cette pandémie. Le Réseau RENOVA salue lesdites dispositions novatrices en cours et encourage le gouvernement dans son combat. Il invite les populations à plus de civisme, de prudence et, au respect strict des mesures de prévention annoncées par les autorités gouvernementales.

₪ Laver régulièrement les mains à l’eau et au savon

₪ Éternuer ou tousser dans son coude

₪ Utiliser les mouchoirs à usage unique

₪ Porter les masques

₪ Limiter les déplacements sans intérêt

₪ Éviter les rassemblements de plusieurs personnes

₪ Respecter le cordon sanitaire

Par ailleurs, le Réseau RENOVA invite ses membres (Organisation de la Societé Civile), Acteurs des filières agricoles du Bénin à accompagner le gouvernement dans sa communication pour frêner la propagation du COVID-19. Il reste confiant que dans notre civisme nous allons gagner le combat contre le COVID-19 et ensemble, poursuivre notre marche pour le développement des filières agricoles et nourrir les populations du Bénin, de l’Afrique, et du monde.

Je vous remercie.

Patrice Lagnon SEWADE, Président RENOVA

Foire nationale de Doyiwé: Le REDAD s’emploie à redonner vie au Doyiwé

Confiant du manque à gagner de son absence sur le marché et sa rareté dans les plats, le consortium constitué de chercheurs, organisations non gouvernementale opérant dans le secteur agricole et acteurs de la chaîne de production, a décidé de faire renaître le Doyiwé. Une foire de valorisation et de présentation des résultats de recherche s’est déroulée le 5 mars 2020 à Tokégon dans la commune de Djidja.

Exposition de Doyiwé par les productrices et producteurs – ©SOJAGNON

 Dans le but de redonner vie à la lentille de terre menacée de disparition, le réseau de développement d’agriculture durable (REDAD) à travers le projet Doyiwé dans un consortium avec les chercheurs s’est lancé dans la résurrection de ce produit. Un projet soutenu par le gouvernement Hollandais à travers l’organisation Néerlandaise pour la recherche. Selon le professeur Vodounhè, Spécialiste en reproduction des cultures rares en disparition, « Il y a un certain nombre d’espèces négligées sur lesquelles la recherche travaille depuis des années. Doyiwé fait partir de ces espèces qui étaient bien cultivés avant et aujourd’hui tant à disparaître ». Il signale que « Nous sommes actuellement en train de faire donc sa promotion ». « On a commencé d’abord par collectionner tous les échantillons cultivés au niveau national puis au niveau régional. On a ensuite procédé à la sélection pour voir ce qui répond le plus à la productivité pour la résistance aux maladies, aux insectes. On a donc retenu un certain nombre dont la semence  été produite », a-t-il expliqué. Patrice Sèwadé, coordonnateur de Sojagnon ONG, dira que « les chercheurs, les ONGs et les acteurs dans un consortium ont décidé de réfléchir sur le Doyiwé et sa production ». C’est dans ce cadre qu’ils ont à travers des recherches accompagné les producteurs afin que la production soit améliorée. Pour lui, ils ont quitté loin et ce qui se révèle aujourd’hui est que le Doyiwé a pu renaître. Il confie par ailleurs que les travaux sont toujours en cours afin de sortir les meilleurs produits avec de meilleurs rendements. Il fait savoir que leur vision est que le Doyiwé revienne comme un mets en consommation quotidienne et non celle des fêtes de fin d’année ou des cérémonies. A l’en croire, il y a encore quelques années, notamment trois ans environ, il est difficile de produire une tonne de Doyiwé par an. Avec les travaux et l’accompagnement des producteurs, le rendement a amélioré nettement. Il espère faire monter encore plus ce rendement les prochaines saisons. « Il me plait de vous dire que cette foire, bien que cela soit une fête, c’est une occasion de révéler au Bénin, en Afrique et au monde, les potentiels que regorge notre territoire », a précisé monsieur Patrice Sèwadé. Il martèle ensuite que « Si nous avons décidé de faire cette foire dans le village de Tokégon et au milieu des producteurs, c’est parce que nous avons voulu que ce produit apporte de la ressource locale, une contribution à l’économie locale ». Pour celui-ci, « Il faut que les chefs d’arrondissement, les chefs de village et les producteurs puissent prendre cela à cœur pour que nous puissions voir comment nous impactons le niveau économique de nos populations ».

Coordonnateur du projet, Martin Agboton explique le processus ayant abouti à une telle recherche. A l’entendre, le « Doyiwé est une légumineuse comptée parmi les espèces négligées et en voie de disparition ». Il fait remarquer que cette légumineuse peut contribuer à la sécurité nutritionnelle des ménages, car ses graines sèches contiennent environ 21,3% de protéines et de nombreux acides aminés essentiels tels que la lysine et la méthionine ». Pour lui, « Toutes les parties de Doyiwé sont utilisées pour l’alimentation humaine et animale et la médecine traditionnelle ». Il pense que « La culture a aussi un fort potentiel de lutte contre l’insécurité alimentaire ». Il fait savoir que « sa disponibilité est menacée par les mauvaises pratiques agronomiques et le manque de semences de qualité conduisant à un rendement faible, etc ». C’est pourquoi explique le coordonnateur que « ensemble avec les partenaires SOJAGNON (coordonnatrice), UAC/FSA-LEA, REDAD, WUR / MCB et BAIH-Sarl nous travaillons pour lever ces contraintes à travers le projet Doyiwé financé par NWO-WOTRO des Pays-Bas ». A l’en croire, « Notre ambition est de faire en sorte que le Doyiwé ne soit plus perçu comme une culture réservée aux périodes de festivité, mais consommé comme les plats traditionnels de riz, maïs, etc ».   Commencé le 1er Octobre 2018 et prend fin le 30 Septembre 2020, le projet a trois composantes. Martin Agboton souligne l’étude des préférences des consommateurs, transformateurs et agriculteurs béninois de Doyiwé et des arrangements institutionnels nécessaires pour accroître l’offre de Doyiwé, la Caractérisation de Doyiwé, et la sélection des cultivars, et l’identification des bonnes pratiques agronomiques et le Développement. Il se dit rassuré que « les travaux réalisés dans ce projet aujourd’hui nous permettent d’avoir une connaissance sur les différentes accessions disponibles, les préférences des acteurs de Doyiwé, les pratiques agronomiques et la caractérisation des accessions ».

Variétés sélectionnées de Doyiwé – ©SOJAGNON

Sélectionneur de formation, membre du consortium chercheur Dr Eric Agoï informe qu’ « On a remarqué que le Doyiwé est la légumineuse graine la plus prisée. 1 Kg de Doyiwé peut couter 1500 à 2000 francs CFA. Ça peut donc aller de 4 à 5 dollars et plus. Ça coûte plusieurs fois le prix d’un kilo de riz par exemple » Il appuie en disant que « cette culture est d’autant plus importante qu’elle n’est connue qu’au Bénin et dans les pays voisins ». « C’est une culture négligée dont le Bénin peut en faire une culture d’exportation », rappelle le chercheur. « Nous nous sommes chargés de travailler pour clarifier l’itinéraire technique pour assurer un bon rendement, développer des variétés améliorées à haut rendement avec un temps de cuisson plus ou moins réduit, des variétés qui plaisent aux producteurs, commerçants et aux consommateurs », fait savoir le chercheur. « Nous avons également identifié les différentes maladies qui embêtent la culture et nous travaillons à trouver les moyens de gestion de ces maladies afin de proposer aux producteurs, les meilleurs moyens, les meilleures techniques de production. Et si le gouvernement pourrait en faire un produit prioritaire, cette culture pourrait être promu et apportée de la devise au pays », a indiqué Dr Eric Agoï. Il rassure de ce qu’ « On a des variétés que nous allons bientôt introduit au catalogue national et dès lors qu’elles seront inscrites au catalogue national, les semences seront disponibles aux producteurs et nous aurons de meilleurs rendements. Nous rêvons que les producteurs récoltent jusqu’à deux tonnes par hectare ».

Photo de famille des acteurs du projet Doyiwé avec les producteurs – ©SOJAGNON

Il faut souligner qu’au cours de cette foire, mis à part les produits issus des recherches, et présenter par les producteurs, d’autres semences de différentes couleurs ont été présentées. Au cours de cette foire, trois producteurs ont été distingués pour leur rendement et le respect des consignes des chercheurs favorisant la suite des travaux. Le rendez-vous est donné pour l’année prochaine pour la deuxième édition.

Giscard AMOUSSOU

Interdiction de la transhumance transfrontalière : Le Bénin accorde un moratoire de deux mois au Niger

Le Gouvernement béninois, déplorant, chaque année, de nombreuses pertes en vies humaines et des dégâts matériels de la part des pasteurs étrangers, a interdit, en conseil des ministres, la transhumance transfrontalière. Mais le Chef de l’Etat du Niger a envoyé un émissaire au Bénin pour plaider le cas des pasteurs nigériens. L’envoyé du Président nigérien a eu gain de cause après une séance de travail tenue le mardi 18 février 2020 au Ministère des Affaires Etrangères avec les Ministres béninois en charge de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche ; de l’intérieur et de la Sécurité Publique ; de la Décentralisation et de la Gouvernance locale et du Cadre de Vie et du Développement Durable.

Sacca LAFIA, Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique (à gauche); Gaston Cossi DOSSOUHOUI, le Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (au milieu) ; Alassane SEIBOU, Ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance Locale (à droite) –  © Crédit Photo : PFCOM-DIRCOM/PR-MAEP

L’émissaire nigérien, Albadé ABOUBA, Ministre d’Etat, Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, a, en partie, eu gain de cause. Le Gouvernement béninois a accordé au Niger un moratoire exceptionnel de deux mois. Entre le 1er mars et le 30 avril 2020, les pasteurs nigériens sont autorisés à entrer sur le territoire béninois avec leurs troupeaux. Mais à certaines conditions. En effet, le communiqué qui a sanctionné la séance de travail entre les deux Etats exige du Niger, « la transmission aux autorités béninoises de la liste officielle des éleveurs candidats à la transhumance ainsi que les effectifs de leurs troupeaux respectifs ; la délivrance au profit des transhumants attendus au Bénin des certificats internationaux de transhumance ; la sensibilisation des pasteurs pour la détention des documents d’identité en cours de validité ; la conduite des troupeaux par des bouviers âgés de dix-huit ans au moins ; l’encadrement des animaux par un nombre suffisant de bergers, (1 berger pour 50 à 100 têtes de bétail) ; la traversée et le pâturage de jour et l’interdiction aux pasteurs la détention et l’usage des armes de guerre et de tout stupéfiant ».

Les engagements du Bénin

Une fois que le Niger accède aux exigences du Bénin, ce dernier promet de mettre en place un dispositif d’accueil des transhumants aux portes d’entrée. Il s’agira concrètement de « faire passer gratuitement les troupeaux sur son territoire national ; de rendre disponible l’aliment bétail aux portes d’entrée et sur les axes des transhumants ; de mettre en quarantaine et vacciner aux frais du pasteur transhumant, tout troupeau non détenteur du certificat international de transhumance ». Toutefois, le Bénin se réserve le droit de refouler tout troupeau n’ayant pas emprunté les portes d’entrée définies. Les deux parties s’engagent à impliquer davantage les Organisations des producteurs dans la gestion de la transhumance, mentionne le communiqué final. Le Gouvernement béninois était représenté par le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique, Sacca LAFIA, le Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Cossi DOSSOUHOUI ; le Ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance Locale, Alassane SEIBOU et le Ministre du Cadre de Vie et du Développement Durable, José TONATO.

Source : PFCOM-DIRCOM/PR-MAEP